Tauber évolue entre la bande dessinée et l'art abstrait. Il a grandi en Hongrie, où les bandes dessinées occidentales étaient omniprésentes – idéologiquement étrangères, visuellement fascinantes. Les images le touchaient, pas les histoires. Sa peinture utilise des couleurs, des formes et des dynamiques familières, mais délaisse les structures narratives classiques. Au lieu de héros, le mouvement et les fragments sont au centre. Ainsi naît un monde qui semble à la fois chaotique et ordonné, familier et étrange. Il fracasse ces mondes avec une joie créative. Sa déconstruction n'est pas une simple destruction – c'est un processus créatif. Ainsi, Tauber crée une expérience visuelle qui offre un espace de réflexion. Son art n'est pas un simple hommage, mais une approche ludique et critique de ces univers et de leurs messages.
« La destruction de ces mondes me plaît, mais ce n'est pas une simple destruction. Dans le processus d'anéantissement, quelque chose de nouveau naît. »
Péter Tauber vit et travaille à Vienne. Il a terminé ses études de peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne auprès du professeur Daniel Richter.